Des créatures, des mondes, des gardiens.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
• Temps orageux & vent violent : 3°c / 8°c - Septembre (à prendre en compte dans vos rp)
• Un event est en préparation pou halloween ! que vous prépare donc les admins ? héhéhé
Admins: Stephanos - Victoria    •modos: Maria - belphegor

Partagez | 
 

 • scène de ménage ? (pv belphegor)

Aller en bas 
AuteurMessage
Justice

avatar

Métier : Oracle
Messages : 38
Points : 8946
Localisation : Dans les sous-sol de la ville
Humeur : glaciale

~ Hey ! you !
Orientation sexuel : Hétérosexuel
Guardians/protégés: Belphegor
Relations:

MessageSujet: • scène de ménage ? (pv belphegor)   Mar 14 Sep - 9:34

    Six...c'était le nombre de mois qui s'était écouler depuis le réveille de Sonja. Sournois, malsain, prétention, narcissique...c'était les mots parfait pour décrire se fichu démon qui avait mit cette semi-déesse à sa botte. Mais en se moment, Sonja, qui était allonger dans son lit, dormant paisiblement ne pensais qu'à une chose en ce qui concernant belphegor:

    - hm...cha..leur...

    Un simple murmure dans son sommeil. IL était étrange de voir, que malgré sa longue existence de presque deux millénaires, la jeune femme passait le plus clair de son temps à rêver de son maître. En plus, c'était rarement en mal qu'elle rêvait de lui...non, c'était toujours son sourire qu'elle voyait...où la façon qu'il avait de toujours caresser la chevelure soyeuse de l'élémentaire... Oui, Belphegor faisait tourner la tête de notre reine des glaces... mais la pauvre n'avait pas vraiment conscience de ce que signifiait ses rêves, ni même le faite de ressentir le besoin de le sentir tout près d'elle.

    Comment décrire cette sensation ? amitié ? amour ? non... Justice n'en savait rien et ne cherchait même pas à comprendre de toute façon, pour elle, se genre de sentiments était futile, simplement parce qu'elle n'avait jamais ressentit ça par le passer...à ses yeux, se n'était qu'une passade, un sentiment qui partirait avec le temps, mais voilà...se sentiment persistait et se renforçait avec les jours qui défilaient. La femme remua dans son sommeil, sourcils légèrement froncer et murmura encore:


    - Bel...amour....

    D'accord Sonja, on avait compris ! debout maintenant , il faut...


    - Bel....

    je..non ! sonja ! debout ! aller ! on se réveille là ! comment veux tu que je...


    - encore...

    Hmmm...sonja. Si tu continue comme ça, je n'aurais rien à raconter à nos lecteurs ! alors tu es prié de faire un effort et d'ouvrir les yeux ! crotte à la fin...

    - nah....

    Bon.... faut pas pousser ! tu l'auras voulu ! sonja, par les pouvoirs de créatrice de toi qui me sont conférer, je t'ordonne de te lever !!!

    - Belphy....

    Belphegor, je te hais. Tu as pervertit mon personnage, es-u heureux de toi sale démon que tu es ? bref... reprenons...en se qui concerne c'est beauté glaciale dans le lit à paresser, la situation devenait dur à gérer. Elle n'arrivait pas à cerner belphegor, d'autant que celui-ci prenait un malin plaisir à la tourmenter, de toute les manières que se soit..un véritable enfer. Mais ce qui était étrange, c'est que belphegor semblait déjà avoir trouver les points faible de sonja et s'en servait contre elle souvent et aujourd'hui... la pauvre fille n'échapperais au délicieux courroux de son maître.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Belphegor Von Blech

avatar

Messages : 35
Points : 8941

~ Hey ! you !
Orientation sexuel : Hétérosexuel.
Guardians/protégés: X
Relations:

MessageSujet: Re: • scène de ménage ? (pv belphegor)   Mar 14 Sep - 12:41

Cette nuit, comme bien d'autres, avait été courte : une heure et demie à tout casser dans les bras de Morphée. C'était relativement logique : Morphée était un homme, qu'est-ce que je pouvais bien foutre dans les bras d'une si vile créature ? Il aurait eu une chevelure un peu plus longue, des formes généreuses et agréables, une peau de satin et une voix enchanteresse... Là, peut-être que... En attendant, je me contentais de peu d'heures de sommeil et cela me convenait pour le moment. Là encore, comme bien souvent, je m'étais endormi seul et réveillé accompagné. Bon nombre seraient en mesure d'envier ma place, cela dit, lorsqu'on se réveille avec une ou deux succubes à ses côtés... Aussi charmantes soient-elles, on est en droit de se poser quelques questions lorsque de telles créatures apparaissent au beau milieu de la nuit. Cela dit, ce qu'elles étaient susceptible de faire alors que je dormais, je pouvais bien le leur infliger en me réveillant puisque je devais être le seul dans ce clan à ne pas passer plus de trois heures sous les draps. Me complaire dans un lit somptueux, aussi confortable soit-il, n'était pas dans mes habitudes et, à peine réveillé, j'étais déjà debout à parcourir ma chambre de long en large.

La flamme vacillante d'une bougie éclairait partiellement la pièce sombre dans laquelle je vivais. La lumière qu'elle me procurait, pourtant, était suffisante pour ce que j'avais à faire. Choisir mes vêtements était une besogne quotidienne qui, pourtant, ne prenait pas plus de cinq minutes. Je faisais attention à mon apparence mais tout ce que j'avais dans mon armoire était en mesure de s'accorder, par conséquent je ne faisais attention qu'à une chose : ce que j'avais envie de porter. Cette fois-ci, mon choix s'arrêta sur une chemise à manches longues, blanche et assez large, au moins au niveau des bras. Le pantalon était large également, mais noir : de nombreuses lanières étaient accrochées au tissu, certaines pendantes dans le vide et d'autres, reliées à d'autres pans de tissu. Tellement long qu'il venait à cacher mes pieds encore nus. J'étais alors dans l'incapacité de revêtir mes rangers avec un tel bas, il fallait donc, au moins pour aujourd'hui, que je me contente de simples baskets de marque, déchirées par l'usure tant je les avais utilisé par le passé. Le dernier passage dans ma chambre serait dans la salle de bain : il fallait encore que je me peigne, sans compter un trait fin d'une couleur claire sous mes yeux, en guise de maquillage.

Un dernier passage dans la pièce principale de la chambre me permit de récupérer bon nombre de bagues, et c'est en attachant un à un les trois anneaux à mon oreille droite que je sortais de ma chambre, parcourant les couloirs lugubres et tout juste éclairés. Seuls mes pas résonnaient dans les environs, tout le monde semblait endormi et ça me donnait des envies irrépressibles de hurler juste pour les faire réagir. Cela dit, j'ai réussi, presque miraculeusement, à étouffer cette pulsion et mes pas m'amenèrent, en toute logique, jusqu'à la chambre de l'Oracle des Parias. Oracle pour certain et pure mascotte pour moi. Certes, elle avait des pouvoirs qui nous dépassaient de loin ; elle avait une main sur le passé, le présent et le futur sans pour autant être en mesure de changer les évènements. J'avais ce pouvoir à portée mais elle ne voyait pas toujours, j'avais son pouvoir à portée, mais elle n'était pas contrainte de me dire la vérité à moins que je le lui ordonne. Si j'étais en mesure de changer le futur, je ne savais pas non plus si ce changement serait bénéfique ou non. Les sacrifices sont nécessaires, et une tête perdue, si elle me permet de triompher, sera offerte sans hésitation. Cela dit, si je sauve cette tête, peut-être que ce sera la mienne qui tombera...

Ma main se posa sur la poignée de sa chambre et j'ouvris lentement la porte de cette pièce glaciale. Elle devait être dans un environnement froid, dans le cas contraire, elle ne serait plus. Sa chambre était relativement jolie et agréable, si on en prêtait guère d'attention à la température qui y régnait. Un trône était posé sur une petite estrade, un trône confortable que j'aimais à m'approprier alors qu'il était sien. Elle était en train de dormir actuellement, son visage était apaisé et détendu. Malgré mille cinq cent années endormie, elle continuait de se reposer des nuits entière, profitant d'un sommeil doux et illusoire. Sans doute devrais-je être mal à l'aise de voir qu'en dépit du sommeil qui lui avait été imposé pendant longtemps, elle trouvait encore le moyen, aujourd'hui, de trouve refuge dans ce repos. Elle y était, d'une certaine façon, plus heureuse qu'éveillée, lorsqu'elle était en mesure de toucher la réalité du bout des doigts. Mon prénom, ou plutôt un surnom, s'échappa de ses lèvres et amena un sourire sournois sur mon visage. Quoiqu'elle puisse bien faire, j'apparaissais comme étant son fantôme, un lourd fardeau pesant sur ses épaules. Elle pouvait être éveillée : j'étais là pour la torturer physiquement et moralement ; il en était de même jusque dans ses songes. Je n'étais plus que son seul lien avec les Hommes, moi, Démon ; j'étais le dernier à avoir cru en elle, et en ses pouvoirs. J'avais été celui qui l'avait délivré, j'étais à la fois tout et rien. Tout parce que je m'occupais d'elle, parce que je l'avais ramené à la vie. Rien parce que je ne faisais que la manipuler, parce qu'elle me haïssait pour ce que je lui infligeais.

Pourtant de telles pensées ne m'empêchaient nullement de poursuivre sur ma lancée. La voir ainsi prononcer mon nom était bien plus que flatteur et mon égo, déjà sur dimensionné, s'en félicitait à nouveau car en ce moment, j'étais "tout" plutôt que "rien". En silence, je me suis approché de son lit et ai grimpé dessus, mes bras se glissèrent alors de part et d'autre de son corps finement voilé et recouvert d'un drap fin. Cet air apaisé et ce nom prononcé me plaisaient, pourtant je me devais de détruire toutes les choses qui pouvaient être belles et agréables. Toutes les choses me concernant. J'ignore pourquoi j'avais ce besoin, c'était un amusement et je ne cherchais pas à m'expliquer. Un large sourire étira mes lèvres alors que mon souffle brûlant venait s'égarer sur sa peau glacée. Mes lèvres caressèrent son cou, la frôlant tout juste et laissant échapper une respiration saccadée. Mon visage commença ainsi à hauteur de sa gorge et remonta jusqu'à son visage, toujours aussi légères, mes lèvres s'amusaient à flotter au-dessus de sa peau et finalement, elles se posèrent sur leurs jumelles glacées. Un quotidien auquel j'avais pris goût, un quotidien qui me manquerait s'il n'était plus. Pourtant l'apparente douceur de ce tableau dépeint ne dura pas et il fut brisé en une simple expression. Un sourire, loin d'être tendre trahissait mes pensées à son sujet et un ricanement, d'abord faible, puis bien plus fort s'extirpa paresseusement de ma gorge.

Je me suis alors redressé et ai marché jusqu'à son trône sur lequel je me suis installé tout naturellement. Mes jambes se croisèrent sur l'un des accoudoirs et mes coudes se posèrent sur l'autre. J'étais assis en travers, perpendiculairement au siège et c'est la tête basculée en arrière, un sourire insolent aux lèvres que je prenais la parole. Me rappelant et lui rappelant également des paroles qui n'étaient que trop familières.

- Debout, Sonja...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Justice

avatar

Métier : Oracle
Messages : 38
Points : 8946
Localisation : Dans les sous-sol de la ville
Humeur : glaciale

~ Hey ! you !
Orientation sexuel : Hétérosexuel
Guardians/protégés: Belphegor
Relations:

MessageSujet: Re: • scène de ménage ? (pv belphegor)   Dim 19 Sep - 23:07

    Un sommeil profond et réparateur. Toute créature vivantes en avait besoin, Sonja ne faisait pas exception à cette règles même si son métabolisme pouvait sans passer. Oui, sans passer...le sommeil n'était qu'une option qu'elle adoptait lorsque que l'ennui se faisait ressentir. Contrairement à Belphegor qui lui avait besoin de peu d'heures de sommeil pour se sentir bien, sa protéger elle, pouvait passer une vie entière sans. Mais, une raison qui poussait Sonja à dormir si souvent, se n'était pas uniquement dans le but de passer le temps, non, c'était aussi pour les rêves qu'elle faisait. Chaque fois qu'elle fermait les yeux, la belle élémentaire se contemplait dans des rêves agréable et chaleureux, la plupart du temps, relatent les rares moment de tendresses passer avec son maître. Belphegor était bien le seul être pour qui elle avait de l'attirance, mentalement comme physiquement, il était bien le seul à pouvoir faire tout ce qu'il voulait d'elle et ça, pas seulement parce que s'était en son pouvoir.

    Sonja dormait... le visage si calme et paisible. Mais plus aucun mot ne sortait de sa bouche. Elle ignorait que déjà, le démon s'était glisser dans sa chambre, l'observant dormir comme il le faisait souvent...elle ignorait qu'il se glissait sur son lit, à quatre pattes au dessus d'elle, que ses lèvres frôlait sa peau de marbre, la respiration rapide, comme troubler par ce qu'il avait sous les yeux... elle ignorait, que ses lèvres vinrent à la rencontre des siennes...et si elle avait été éveiller, sans doute l'aurait -elle encore gifler, un mouvement qui revenait souvent, le bruit de sa main s'abattant sur la joue du démon alors que son regard perlé le fusillait du regard malgré une lueur de plaisir qui perdurait à chacun de ses baisers...

    Quel vie minable...comment Sonja avait-elle pût tomber si bas ? obéir à un rejetons de l'enfer qui ne faisait que la manipuler...et pourtant..Pourtant cette chaleur était bien là, chaque fois qu'il la regardait, la déshabillant de son regard pervers, la touchant de ses doigts impie. Elle aimait ça...oui, adorait cela même..Parce qu'en dehors de ses apparence écœurante, Blephegor pouvait se montrer charmant et tendre...il savait faire battre le coeur de sonja, lui apporter se qu'aucun motel n'avait sût lui apporter jusqu'à se jour : la passion.

    Bien que la manière n'était pas toujours très saine, Belphegor avait réussis à faire découvrir des tas de chose à Sonja... il avait appris à lui fait aimer son corps divin tailler dans la glace, il lui avait appris le plaisir que procurait l'union de deux corps... Belphegor était un excellent professeur quand il s'agissait de profiter du corps de Sonja. D'ailleurs, le démon était installer tel un vrai pacha sur le trone de sa belle, toujours se sourire malsain au lèvres...


    - Debout, Sonja...

    Des mots qui résonnèrent dans l'esprit de l'élémentaire qui entrouvrit les yeux, émergeant de son sommeil apaisant. Il avait encore eu le culot de la réveiller...à croire que tout cela n'était qu'un jeu pour lui, il se fichait d'elle, elle n'était rien pour lui...elle le savait. Doucement, Sonja se redressa, soupirant d'agacement et toisa belphegor du regard tendis que sa fois suave résonna:

    - Belphegor... descend de se siège.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Belphegor Von Blech

avatar

Messages : 35
Points : 8941

~ Hey ! you !
Orientation sexuel : Hétérosexuel.
Guardians/protégés: X
Relations:

MessageSujet: Re: • scène de ménage ? (pv belphegor)   Lun 20 Sep - 23:53

Mes paroles résonnèrent un tant dans cette chambre froide et, puisqu'il s'agissait là d'une demande, d'un ordre tout juste masqué, lentement, l'élémentaire ouvrit les yeux et se redressa presque mécaniquement. Son corps obéissait mais son esprit semblait encore être embrumé par le sommeil dont je venais de l'extirper. Ses yeux perlés étaient pourtant déjà rivés sur ma personne, elle portait sur moi un regard accusateur, braqué tels deux revolvers sur une cible immobile. Et pourtant, le souriais. Oh oui, comme toujours je ne pouvais jamais m'empêcher de sourire face à elle. Elle était mon opposé, elle était innocente et touchante. Moi j'étais son ombre, son contraire. En toute logique, si elle était lumière : j'étais ténèbres. Si elle était Ying : j'étais Yang et si elle était le blanc : j'étais le noir. Elle était une élémentaire de glace, quant à moi je contrôlais le feu... Des détails qui, une fois emboités, faisaient des êtres fondamentalement différents. Autre chose : je prenais plaisir à la faire chier : elle avait horreur de ça. Un soupir s'échappa de ses lèvres pulpeuses et sensuelles, laissant croire que la belle était agacée. Était-ce là le seul et unique sentiment qu'elle ressentait ? N'était-elle pas heureuse de me voir en ces lieux une fois encore ? Je venais lui tenir compagnie pour qu'elle ne soit pas seule, et le temps que je "perdais" à son contact, je le lui faisais sentir en l'agaçant et la poussant parfois à bout. Rares étaient les fois où, finalement, Justice ne souffrait pas de mon sadisme.

Sa voix se décida finalement à me répondre. Un prénom, et puis un ordre. N'inversait-elle pas les rôles ? A de tels mots, mes sourcils se haussèrent et mon corps se redressa de lui-même. Presque incrédule, j'observais mes membres se déplacer : mes jambes se décalèrent pour se poser au sol et mes épaules se plaquèrent au dossier du trône. Finalement, mes mains se posèrent sur les accoudoirs et elles s'en servirent d'appui afin que mon corps se redresse. Puis un large sourire étira mes lèvres et mes mains se laissèrent pendre mollement dans le vide.

- Suis-je bête ! Ici, c'est moi qui donne les ordres et toi qui est contrainte d'obéir... Pas l'inverse !

Un ricanement naquit dans ma gorge et mon corps se laissa retomber en arrière, prenant à nouveau place sur le fauteuil. Cette fois au moins, j'étais assis dans le bon sens, cela dit, la position manquait cruellement de délicatesse. J'étais tassé dans ce siège confortable, mes mains étaient fixées sur les accoudoirs et ma tête était rentrée dans mes épaules. Jambes écartées et tendues loin devant moi, j'avais une dégaine qui ne collait pas réellement à l'image qu'on peut avoir d'un "Chef" ou d'un "Prince". Le côté charmant de ma personne disparaissait doucement mais sûrement derrière un autre aspect. Un côté plus sombre et plus abject de moi-même. Sonja y était habituée, sans doute sentait-elle déjà ce qui allait advenir d'elle. Une fois encore elle serait manipulée, une fois encore, elle serait abusée. Là comme ailleurs, je la dégoûterai et puis je partirai en l'abandonnant à son triste sort. Un peu plus tard si j'ai le temps, ou alors le lendemain : je reviendrai comme si rien ne s'était jamais passé, et elle, dans sa grande bonté d'âme, elle m'accueillera de la même façon qu'aujourd'hui. Elle ne cherchera pas à me tuer ou elle avortera d'elle-même ces futiles tentatives. J'avais beaucoup de chance d'être tombée sur elle. Pour une raison que j'ignore encore, elle parvient à apprécier toujours ma présence, à prendre plaisir à m'avoir à ses côtés. Pourtant, je ne suis que perversité.

- De quoi rêvais-tu donc ? Je t'ai entendu prononcer avec douceur mon prénom...

Nouveau sourire en coin et les hostilités étaient lancées. Aucun respect ne semblait présent dans mon attitude ou mes paroles, j'étais capable de lui faire faire tout et n'importe quoi. Pour moi, elle était certes une Reine, mais elle restait un pion sur mon échiquier. Et c'est bien connu : pour protéger le Roi, la Reine serait prête à se sacrifier car il n'y a que lorsque le Roi tombe que la partie est terminée. Cela dit, exactement comme dans les échecs, la Reine est plus puissante que son "mari". Les deux membres à la tête des Parias semblaient être une représentation réelle d'un vulgaire jeu. Mais je ne pouvais m'empêcher de manipuler. Elle. D'autres. Peu importe, c'était une obsession. Voir que je suis en mesure de commander, voir qu'on m'obéit mais qu'on m'apprécie quand même... J'avoue pourtant ne jamais avoir vu de personne comme elle. Oui, j'étais chanceux et j'en abusais à outrance, jusqu'au jour où, peut-être, le vent tournera et le couperet s'abattra sur ma tête couronnée. En attendant...

- Sinon... Bien dormi ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Justice

avatar

Métier : Oracle
Messages : 38
Points : 8946
Localisation : Dans les sous-sol de la ville
Humeur : glaciale

~ Hey ! you !
Orientation sexuel : Hétérosexuel
Guardians/protégés: Belphegor
Relations:

MessageSujet: Re: • scène de ménage ? (pv belphegor)   Mar 21 Sep - 10:44



    Encore et toujours cette attitude puérile. Pourquoi se donnait-il tant de mal à paraitre pour un adolescent capricieux. Peu être parce que qu'il savait que cela faisait enrager Sonja, elle qui aimait tant la droiture, le respecte, la dignité, l'honnêteté... non pas qu'elle adorait la perfection, non, juste les qualité qui faisait de certaine personne des êtres respectable. Hors Belphegor... était tout simplement écœurant.
    Sonja était assise dans son lit, le fixant tel un prédateur, totalement immobile, tel une statue. Parfois, certaine personne se demandait même si sonja était vraiment "vivante" tant sa façon de bouger ou de se comporter était hors normes. Belphegor bougea, prenant une position qui laissait penser qui se lèverais. Sonja resta immobile, le fixant toujours, elle ne bougeais, car elle, qu'il n'obéirais pas.

    - Suis-je bête ! Ici, c'est moi qui donne les ordres et toi qui est contrainte d'obéir... Pas l'inverse !

    Un léger rictus se dessina au coin des lèvres de la belle élémentaire, un air plus froid que jamais sur le visage alors que le démon repris place sur le trône. Cet homme méritait des baffes et rien d'autre. Comment avait-il réussis à se faire respecter par les parias ? ce n'était rien d'autre qu'un gamin capricieux, avare et égoiste. Seul sa propre personne comptait alors pourquoi ne pas s'exiler tout simplement avec toute les richesse qu'il avait accumuler et se faire plaisir dans un petit coin de paradis ? prenait-il plaisir vraiment plaisir à vivre dans se trou à rat au dessus des égouts et y descendre chaque jours pour voir Sonja ?

    - De quoi rêvais-tu donc ? Je t'ai entendu prononcer avec douceur mon prénom...

    La jeune femme sortit de ses pensées, ses pupilles se rétractrice légèrement alors qu'aucune expression suspecte ne venait trahir son visage tendis que son coeur lui, s'affolait brusquement dans sa poitrine. Un sourire mesquin se dessinait sur le visage de cet saleté de démon, et dire, qu'en plus, il avait du sang d'ange, mais quel gâchis....

    - on baisait.

    Réponse cash, comme toujours. Sonja ne mâchait pas ses mots, sa nature elle même faisait que cette femme , qui n'éprouvait pas les sentiments au même niveau que les autres, ne ressentait quasiment aucune gêne, aucune pudeur. La femme fixait le démon s'avachir sur SON trône, se prenait pour un roi ou je-ne-sait-quoi d'autre. Oui, une bonne paires de baffes ou un coups de pieds au fesses, voilà ce qu'il lui fallait. Il jubilait de sa position, mais ce qui était drole, c'était que, les parias, eux... c'est Sonja qu'il vénérait, hommes et femmes, peu importe la race, l'âge... quand ils croisaient Belphegor et Sonja ensemble, s'était face à elle qu'il s'inclinait, pas face à lui. C'était elle la déesse, c'était elle qui envoutait leur esprit, créer l'envie dans leur coeur, faisait naitre le désir dans leur corps... et Sonja savait, que Belphegor, n'échappait pas à cette règle...son corps, comme eux, il voulait le posséder... il croyait en son pouvoir, c'était pour ça qu'il l'avait réveiller...à ses yeux, elle était aussi SA déesse, sauf que lui, il n'aimait pas vraiment partager. Sonja le savait, mais elle ne disait rien, se contentant de jubiler intérieurement de cet emprise qu'elle avait sur lui...il avait beau nié, elle le savait, son regard parlait pour lui, ses gestes aussi. Bon, il était vrai aussi que Belphegor n'avait pas même façon de voir les choses, lui la prenait pour son jouet uniquement parce qu'un simple "nom" lui faisait faire tout ce qu'il voulait mais il était presque sûr qu'intérieurement il enrageait de ne pouvoir faire en sorte que l'esprit de Sonja ne soit dompter comme son corps. car Sonja, était une femme que l'on ne charme pas par de belles paroles .
    - Sinon... Bien dormi ?

    - A merveilles, ton pénis fait des miracles en rêve... dommage que se ne soit pas le cas dans la réalité.

    La femme se leva de son lit gracieusement. Toujours se visage inexpressif mais son regard perlé se planta un court instant dans celui de son maître. Comment prendrait-il cet affront ?

    - Et toi cafard ... Bien dormit ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Belphegor Von Blech

avatar

Messages : 35
Points : 8941

~ Hey ! you !
Orientation sexuel : Hétérosexuel.
Guardians/protégés: X
Relations:

MessageSujet: Re: • scène de ménage ? (pv belphegor)   Mar 21 Sep - 12:23

Après mon petit numéro, elle se contenta d'esquisser un rictus. Oh, déjà je l'agaçais au plus haut point, ce simple constat réveillait en moi assez d'énergie pour poursuivre sur ma lancée, ceci, sans compter que bon nombre de frissons parcouraient mon dos en cet instant. Son rictus, sa froideur, tout ceci ne me laissait pas indifférent : je buvais ses propos, je guettais la moindre réaction, la moindre étincelle dans ses yeux. Tout autant de détails qui passaient à la trappe chez beaucoup d'autres personnes : pas avec moi, pas en ce qui la concernait. Un long moment, elle sembla songer mais ce rêve léger et provisoire fut brisé par mes soins lors de la première question posée. J'aimais à voir son visage totalement inexpressif : ça n'avait rien de naturel, surtout lorsqu'on tenait par la suite, des propos comme les siens. J'ignore si elle se forçait à paraitre ainsi face à moi, cela dit je l'avais vu pendant son sommeil. Son visage n'était pas gelé dans une expression absente, il était doux et calme : divin en un mot. Elle était apaisée et semblait heureuse, pour une fois. Alors un tel manque d'expression ne pouvait qu'être suspect dès lors.

Ainsi donc, la belle faisait des rêves érotiques, avec moi qui plus est. C'était tout de même un comble : lorsqu'elle était éveillée, je devais la manipuler pour qu'elle devienne consentante - ça m'évitait bien des hurlements dans les oreilles -, et en rêve elle allait d'elle-même jusqu'à de tels actes. Il y avait parfois des choses que je n'étais pas en mesure de comprendre. D'ordinaire de tels mystères m'agaçaient mais là ce n'était pas le cas, elle m'amusait encore. Elle m'amusait toujours et ça l'exaspérait la plupart du temps. Que pouvait-elle dire, cela dit ? Elle était franche et j'aimais au moins ça. D'ailleurs, en plus d'être franche, elle n'usait pas de métaphores inutiles et élégantes, c'était d'autant plus agréable. Malgré tout, sa franchise laissait aussi comprendre les sentiments qu'elle avait à cette idée. Tout portait à croire que ce rêve, finalement, n'était autre qu'un cauchemar à son réveil, même si pendant le songe, son visage n'était pas crispé. Rêver de moi devait être une torture puisqu'elle passait la plupart de son temps en ma compagnie. Rêver de moi en de telles circonstances était pire que tout, elle qui avait été un modèle de chasteté à ses débuts... Pourtant de telles arguments ne me touchaient pas, mon cœur de pierre y restait totalement insensible et ce n'est pas cela qui allait m'inciter à changer d'avis ou même d'attitude.

Le fait que je sois ainsi assis sur son trône semblait la déranger grandement, pour preuve : elle dardait son regard sur ma vile carcasse. Et puis, nouvelle question et nouvelle réponse des plus brutes. Une réponse qui se voulait sans doute désagréable, pourtant elle n'amena chez moi qu'un sourire insolent. Ainsi, elle avait passé sa nuit à rêver de moi et de cet acte odieux dont elle avait une sainte horreur en réalité. Un acte qui ne lui apportait que souillure et honte, selon ses propres termes. Oui parce que forcément, elle qui était une demie-déesse, se retrouver dans le même lit qu'un vulgaire démon n'était pas forcément enviable et même bien vu. C'est principalement la deuxième partie de sa phrase qui me fit sourire. Elle m'amusait par ses attitudes et ses commentaires, mais aussi pour son caractère. Elle s'essayait, parfois, à me vexer en copiant ma façon de faire. Elle s'y essayait, mais pour le moment ça ne faisait pas encore ses preuves. D'ordinaire, j'étais impulsif et je partais au quart de tour. Avec elle, c'était différent. Oui, avec elle j'avais une patience à toute épreuve ou presque, et je dois avouer que son innocence y était sans doute pour beaucoup dans mon attitude avec elle. Elle avait beau avoir cette aspect froid et lointain, au fond elle était fragile. Le moindre geste déplacé, la moindre remarque acerbe pouvait la blesser et elle s'efforçait de ne pas le montrer. Là encore c'était une attitude touchante, mais rien qui ne puisse me faire chanceler et surtout, me faire changer.

- Dis-toi que si tu étais consentante, tes rêves deviendraient réalité.

Malheureusement, elle n'était jamais consentante, toujours "obéissante". C'était plus ou moins malsain de lui ordonner de prendre plaisir. Malsain et presque vexant ; d'un autre côté, un viol n'est jamais réellement agréable. Elle s'était levée et me regardait maintenant dans les yeux. La question m'avait été retournée mais j'avais quelques doutes quant à l'intérêt réel qu'elle portait à la réponse. Si j'avais bien dormi, alors d'accord ; si j'avais mal dormi, peut-être aurait-elle l'audace d'y prendre plaisir et d'en rire. Cela dit, elle n'était pas sans savoir le peu d'importance que j'apportais au sommeil : pire que de l'importance, je trouvais cela totalement inutile. Et puis, bien évidemment, il y avait ce surnom qu'elle s'était plu à me donner dès le premier jour. "Cafard". Ce surnom laissait passer tellement d'amour que j'en étais presque heureux. D'un autre côté, elle n'avait pas non plus complètement tort : les cafards étaient réputés pour être de la vermine, sans compter le temps qu'il fallait leur accorder pour les exterminer... Une description qui collait bien à ma peau, finalement.

- Bien dormi.

Mes bras prirent à nouveau appui sur les accoudoirs de son trône et mon corps se redressa. Alors mes pas s'enchaînèrent lentement et ma silhouette s'approcha de la sienne, la détaillant toujours sans jamais s'en lasser. Elle avait un charme qui lui collait à la peau, un charme qui était loin de me laisser indifférent. Moi, comme les autres Parias en mesure de la croiser de temps à autre. Sans doute son côté déesse et inaccessible qui, justement, donnait envie de la toucher. A cette pensée d'ailleurs, mes doigts se posèrent sur sa hanche en toute innocence, frôlant sa peau tout juste voilée. Une caresse bien peu hasardeuse comparée à quelques fois... Mais qu'elle ne se fasse pas d'idées : ça allait venir.

- Combien d'heures as-tu dormi, cette nuit encore ? Trop sans doute... Ah ! Je venais te proposer une petite balade... Mais je doute que ma compagnie te soit agréable, sans doute aurais-tu préféré pourrir encore dans ton caveau gelé, caché dans ces montagnes glaciales.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Justice

avatar

Métier : Oracle
Messages : 38
Points : 8946
Localisation : Dans les sous-sol de la ville
Humeur : glaciale

~ Hey ! you !
Orientation sexuel : Hétérosexuel
Guardians/protégés: Belphegor
Relations:

MessageSujet: Re: • scène de ménage ? (pv belphegor)   Mar 21 Sep - 12:52

    Combien de temps encore resterait-il là à la taquiner ? il ne s'arrêtait jamais, comme un enfant avec une fourmis, c'étaot vraiment lassant... Sonja se demandait vraiment ce qui pouvait bien pousser Belphegor à agir comme cela...était-ce vraiment parce que cela n'était qu'un jeu ? lui pourtant, qui avait tant de projet pour son clan...ne pouvait-il pas si consacrer pleinement plutôt que de passer son temps à venir enquiquiner notre belle élémentaire ?

    - Dis-toi que si tu étais consentante, tes rêves deviendraient réalité.

    Sonja lui lança un vague regard. Il avait raison, mais ce qu'il ne savait pas, c'était que Sonja était consentante... juste qu'elle efuser de s'abaisser à les lubies perverses. Mais, elle adorait ses caresses, ses baisers, son regard quand il lui faisait l'amour..un regard qui n'avait plus rien de pervers... un regard qui devenait si tendre, qu'il la faisait fondre de plaisir. Une douce torture qu'elle se devait de refuser pour garder un minimum de dignité. Mais cela devenait de plus en plus dur de lui dire non, d'autnt que ses sentiments envers lui grandissait avec le temps...mais au finale, qu'est-ce que sonja aimait chez lui ? son humour douteux ? ses sourires sadique ? son regard mesquin ? ou peu être...qu'il croyait en elle comme personne ? que, même s'il l'humiliait sans cesse, il était le seul à qui elle se confiait sans limite, parce qu'elle savait qu'elle pouvait avoir confiance en lui, que finalement, il ne l'avait jamais abandonner ou laisser tomber comme les humains ? oui, belphegor était tout... pas dans le sens dans lequel lui l'entendait, mais dans le sens dans lequel sonja le voyait. Tout, parce qu'il était le seul qui comptait pour elle. Belphegor avait su se faire aimer au même point qu'il avait su se faire détester.

    Le démon se leva alors que sonja le fixait, toujours méfiante bien qu'elle ne le montrait pas. IL s'approcha et déjà, elle sentait la chaleur intensive qu'il dégageait, chaleur qu'elle adorait par dessus tout tant elle était agréable et bienfaitrice. Doucement, ses doigts se posèrent sur la hanche de la déesse dont le regard changea, laissant la froideur de côté pour un très discret brin de tendresse. Oui, cette caresse, elle l'avait attendu depuis qu'elle avait ouvert les yeux.


    - Combien d'heures as-tu dormi, cette nuit encore ? Trop sans doute... Ah ! Je venais te proposer une petite balade... Mais je doute que ma compagnie te soit agréable, sans doute aurais-tu préféré pourrir encore dans ton caveau gelé, caché dans ces montagnes glaciales.

    Sonja se rapprocha, fixant Belphegor avec une envie non dissimulé et approcha son visage du sien, ses lèvres effleurant les siennes, son souffle glacé se perdant sur la bouche de son démon tant adoré...


    - une balade dis-tu ? fait-il suffisamment froid se matin pour que je puisse sortir enfin ?


    Un regard remplie d'espoir. Sortir. Elle n'attendait que cela, depuis 6 mois...car par manque de chance, belphegor l'avait réveiller au début du printemps, s'en suivit l'été, les deux saisons que le métabolisme de Sonja ne pouvait supporter.Sa main se posa sur le torse de belphegor.

    - je serais d'avis de laisser ma mauvaise humeur de côté pour apprécié cette offre généreuse... qu'en penses-tu ?


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Belphegor Von Blech

avatar

Messages : 35
Points : 8941

~ Hey ! you !
Orientation sexuel : Hétérosexuel.
Guardians/protégés: X
Relations:

MessageSujet: Re: • scène de ménage ? (pv belphegor)   Mar 21 Sep - 15:05

Un pas lui suffit à m'approcher considérablement. Elle était là, à quelques centimètre et son regard avait changé. S'il avait été froid depuis son réveil, voilà qu'il semblait maintenant empreint d'un certain espoir. L'espoir de voir l'extérieur un jour, le futile espoir de sortir de sa chambre pour profiter du monde et respirer un peu l'air frais. Le visage de l'élémentaire s'approcha du mien et ses lèvres vinrent flirter avec les miennes. Elle venait de me couper l'herbe sous le pied, comme on dit. Après la caresse, j'avais eu dans l'idée de l'empoigner un peu plus sévèrement pour faire en sorte que son corps se colle au mien, puis le baiser serait venu. Oui mais voilà, elle ne m'en donna pas le temps. Elle s'avança d'elle-même et vint jouer de son plein gré aussi. Elle avait envie de sortir plus que tout, elle voulait profiter de l'air et du paysage, j'étais en mesure de le lire dans ses yeux et même sur son visage. Il était toujours inexpressif, et pourtant il semblait moins sévère.

Amadouer Sonja était parfois chose facile et il n'y avait pas vraiment besoin de prononcer son nom. Elle était un peu une enfant : elle n'obéissait qu'à ce qui l'arrangeait, et c'était tout à faire normal. Par conséquent, les propos qu'elle tint par la suite ne firent qu'agrandir le sourire que j'avais déjà d'accroché aux lèvres. Bien évidemment, il faisait suffisamment froid dehors pour qu'elle puisse sortir, sans quoi je n'aurais jamais fait une telle proposition. Lui faire de faux espoirs était une chose amusante, cela dit, après ça, elle boudait à outrance et un pic de glace me frôlait presque systématiquement. Dans de telles conditions, je n'avais jamais ce que je voulais d'elle et tout se finissait toujours mal. La fraîcheur se sentait jusque dans les couloirs séparant nos chambres. Un courant d'air anormal c'était fait sentir et un frémissement avait parcourut mon échine lors des quelques mètres qui me séparaient de la porte de la pièce froide dans laquelle elle vivait. Ma voix se fit alors plus tentatrice, plus suave que d'ordinaire. Cette proposition lui plaisait et elle savait ce que j'en pensais, elle savait que je n'étais pas sans ignorer que pour elle, la liberté était quelque chose dont elle avait besoin.

- Une balade, oui... Et oui, à une telle heure, le froid est suffisant.

Le fait que je me lève tôt aidait beaucoup. Il devait être tout juste cinq heures du matin et à cette heure, la nuit était encore présente : sa fraîcheur aussi. En un nouveau mouvement, son corps se colla presque au mien et elle reprit la parole, me faisant sourire de plus belle. Mettre sa mauvaise humeur de côté me semblait être une merveilleuse idée, cela dit, je n'apprécierai que moyennement le retour de celle-ci une fois la balade terminée. Je n'avais plus qu'à espérer que la promenade la rende heureuse au point de lui faire oublier les points négatifs de sa captivité. Un simple murmure me permit de répondre et mes lèvres se posèrent avec une extrême délicatesse sur son front. Il m'arrivait parfois d'être tendre vis-à-vis d'elle, mais ce n'était que passager, malheureusement.

- Ça me convient...

Un sourire étira mes lèvres et mon corps s'éloigna du sien alors que je tournai les talons. Sans lui adresser un nouveau regard, j'arrivai à hauteur de la porte et ce n'est qu'alors que ma silhouette s'immobilisa. Mon regard demeura toujours absent de son champ de vision, cependant ; mes yeux se portèrent bel et bien sur elle mais mes mèches ne lui permirent pas de les croiser à nouveau. Elle ne put que contempler mon sourire presque las et résigné.

- Change-toi, je t'attends à l'extérieur.

Par extérieur, je ne voulais pas dire : dans le couloir, mais véritablement dehors. Après tout, je n'étais pas du genre à lui laisser sa pudeur pour s'habiller, elle n'en avait aucune utilité, de toute façon, puisqu'elle avait été habituée ainsi. Sans doute trouvait-elle ceci naturel que je l'observe se dévêtir. A moins qu'elle n'y apporte qu'une importance minime. Quoiqu'il en soit, la porte de sa chambre ne claqua pas pour une fois, et c'est en douceur que le mécanisme de la poignée s'actionna à nouveau. Mes chaussures claquèrent alors faiblement sur le sol en un bruit étouffé et régulier. Mains dans les poches, j'avais l'allure d'un voyou qu'on croise dans les quartiers mal fréquentés de la ville. Là encore, ce n'était pas une vision totalement injustifiée. Après avoir bifurqué à plusieurs reprises dans ces couloirs formant un vrai labyrinthe pour quiconque n'y étant pas habitué, enfin l'air frais de la nuit me parvint. Le soleil était encore loin de se lever : l'époque ne s'y prêtait pas et déjà, les jours raccourcissaient. La nuit, calme et silencieuse était encore présente et un voile de fraîcheur semblait flotter sur la ville et ses environs. Plus aucune animation ne semblait présente, tout était désert et inexorablement mort. Pourtant, parfois, un courant d'air arrivait violemment et faisait qu'inconsciemment, la silhouette se raidissait. Un courant d'air glacial qui amenait bon nombre de frissons... Et pourtant, je ne craignais pas vraiment le froid. Un soupir s'échappa de mes lèvres et un nuage s'éleva devant mon visage puis mes pas se renouvelèrent et le sol brillant craqua sous mes baskets. Après avoir fait quelques pas, les mains toujours enfouies profondément dans mes poches, je suis venu m'assoir sur ce qui semblait être une borne en l'attendant, elle. La voir profiter de l'air pur et de la fraîcheur était un spectacle agréable : je la retrouvais un peu telle qu'elle était lors de son réveil. Elle retrouvait sa beauté glaciale en même temps que son environnement ; par la même occasion, elle revivait un peu et sa joie se faisait sentir.
Dommage que je ne puisse lui faire voir le monde plus souvent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Justice

avatar

Métier : Oracle
Messages : 38
Points : 8946
Localisation : Dans les sous-sol de la ville
Humeur : glaciale

~ Hey ! you !
Orientation sexuel : Hétérosexuel
Guardians/protégés: Belphegor
Relations:

MessageSujet: Re: • scène de ménage ? (pv belphegor)   Mar 21 Sep - 17:04

    A cette instant, Sonja aurait tuer père et mère pour recevoir se serait-ce qu'un baiser de Belphegor. Ses lèvres si proches des siennes était une horrible torture, mais c'est Sonja elle même qui s'interdisait se genre de chose...que penserait-on d'elle si elle se laissait aller comme ses foutue succubes qui jonchaient toute les nuits dans le lit de Belphegor ? du moins, sonja avait peur de se genre de critique. Elle qui était toujours si froide et distante, voilà qu'elle se donnait au péché de chair ? certainement pas...même si elle aimerais... oui, elle se faisait du mal en repoussant Belphegor à chaque, si bien qu'il en venait à user de son pouvoir de maître sur elle pouvait avoir le corps de sa belle...

    Alors que Sonja allait s'éloigner volontairement de Belphegor pour s'interdire une fois de plus tout contacte trop "intime" avec lui, se fut le démon qui s'éloigna. L'élémentaire le regard un instant, sans comprendre. Le pauvre petit coeur de glace de Sonja se serra dans sa poitrine alors que son bien aimé lui tournait le dos, excessivement calme et presque trop silencieux, trop gentil.


    - Change-toi, je t'attends à l'extérieur.

    Sur ses mots, belphegor sortit de la chambre, là encore, sans cloquer la porte comme il avait l'habitude de faire, le visage à demis cacher par ses cheveux doré. Sonja resta immobile quelques instants, fixant la porte, se repassant le souvenir de belphegor passant cette porte de manière étrange. Secouant la tête, la jeune femme retira sa nuisette et s'approcha d'une petite table sur lequel était poser un bac en porcelaine remplie d'une eau particulièrement froid où une petite éponge de bain flottait à la surface avec un savon. L'élémentaire soupira et entama une toilette rapide mais précise avant de se fixer dans le miroir. Aujourd'hui, elle sortait...elle devait se faire belle..se faire belle ? pourquoi ? le visage de belphegor traversa son esprit, l'embrouillant un instant. C'était pour lui qu'elle voulait être belle ? oui... mais il s'en ficherais, comme toujours. Pourtant, Sonja enfila sa plus jolie tenue, celle qu'elle portait à son réveille dans le caveau. Tous ses bijoux d'or blanc qui brillait et tintait magnifiquement au moindre de ses mouvements, se voile d'un blanc immaculée et transparent qui laissait voir chaque courbes de son corps gracile.

    La reine de glace se fixa une fois de plus dans le miroir, réajustant ses cheveux blanc puis attacha ses boucles d'oreille avant de soupirer. Elle était prête. Rapidement, elle sortit de la chambre, traversant les couloirs. Pour elle, il était facile de retrouver belphegor, elle avait juste à ressentir son âme, aussi sombre soit-elle. En quelques minutes, sonja immergea des égouts et fit ses premiers pas dans la nature, ses pieds nues foulant l'herbe fraiche et humide qui se gela au contactes de sa peau. Elle le vit, là...à quelques mètres, assis sur une bornes, l'attendant avec patience. Sonja déglutit et s'approcha de lui. Déjà, son charisme et sa préstance avertis le démon de son arriver. Sonja s'approcha encore, puis doucement, posant sa main sur l'épaule de belphegor et posa ses lèvres sensuel sur sa joue, chuchotant:


    - merci...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Belphegor Von Blech

avatar

Messages : 35
Points : 8941

~ Hey ! you !
Orientation sexuel : Hétérosexuel.
Guardians/protégés: X
Relations:

MessageSujet: Re: • scène de ménage ? (pv belphegor)   Mar 21 Sep - 21:16

Sonja sembla prendre son temps pour venir. Pour une raison qui j'ignore, elle a mis bien plus de temps que moi, pourtant elle n'avait sans doute pas pris plus de dix minutes pour se changer. En l'attendant, je me contentait d'observer le paysage. Le temps semblait s'être arrêté, les étoiles brillaient encore dans le ciel et ce dernier était sombre. Pas l'ombre d'un nuage ne venait troubler les constellations et la lune suffisait à éclairer les environs. Pas besoin d'électricité, il était inutile d'apporter la lumière dans ce secteur de la ville. Et puis l'atmosphère se glaça. Il faisait déjà frais, mais cette fraîcheur s'accentua et elle sortit à l'air libre, m'arrachant un regard. J'étais étonné de la voir ainsi vêtue, elle avait repris ses plus beaux habits, ceux qu'elle portait alors que je l'avais réveillé. Était-ce là ce qu'on pouvait qualifier de "grande occasion" ? Pourtant ce n'était qu'une balade à l'air libre... Avait-elle à ce point besoin de sortir ? Était-ce si désagréable de vivre dans cette chambre ? Plus je l'observais et plus je comprenais peu à peu ce qu'elle ressentait. Ou au moins, si je n'étais pas en mesure de le comprendre, je pouvais m'en faire une idée.

L'élémentaire était liée à la nature, la fermer entre quatre murs de béton était sans doute une torture pour elle. Elle était bien car elle était au frais, cela dit elle ne profitait plus comme avant. Mon côté ange influençait peut-être parfois mes pensées, à moins que ce ne soit autre chose. Quelque chose de plus sincère qui m'était encore inconnu cela dit. Quoiqu'il en soit, parfois, quelque pulsion me poussait à vouloir la laisser repartir. Une envie de la voir sourire une bonne fois pour toute, quitte à ne plus la revoir après ça. Seulement j'avais besoin d'elle, j'avais encore besoin d'elle et ce que j'ignorais, c'est si un jour elle ne me serait plus indispensable. Une partie de moi l'espérait pour elle et l'autre s'en fichait. Par pur égoïsme j'aimais à l'avoir près de moi, j'aimais à rejoindre sa chambre pour faire un simple constat : elle était encore là. A chacun de ses gracieux mouvements, ses bijoux d'or blanc tintaient élégamment et à chacun de ses pas, l'herbe se gelait. C'était un spectacle des plus beaux : Sonja, au milieu de tout ceci, rendait à merveille. L'aura qui se dégageait d'elle était en mesure d'écraser n'importe qui, elle était si froide que des flocons semblaient apparaitre de temps en temps. De splendides cristaux qui venaient mourir sur ma peau brûlante.

Le voile qu'elle portait lui donnait ce côté irréel. Il était à cheval entre le blanc et le transparent. Souple, il suivait les ondulations du vent et masquait à peine les formes de son corps. Sans cela, il les moulait à la perfection et sa peau anormalement pâle, tout juste cachée, n'aspirait qu'à l'émerveillement. L'air se glaça dans mes proches alentours et je sentis l'une de ses mains se poser sur mon épaule. Sa peau était gelée à un point tel que je pouvais sentir le froid à travers mes vêtements. Ses lèvres glaciales et pourtant si douces se posèrent sur ma joue et un faible chuchotement me parvint. Un merci sincère qui me laissait entrevoir un morceau de la joie qu'elle pouvait bien ressentir. J'aurais alors pu lui dire qu'elle était belle. J'aurais pu faire mieux, même, en lui disant qu'elle n'avait rien d'une "demie"-déesse mais qu'elle en était une à part entière. Mais mes mots ne passèrent pas la barrière de ma bouche. Certaines paroles les passaient trop facilement et d'autres ne parvenaient à sortir, tel un flocon de neige au contact d'une peau brûlante : ils mourraient dans l'oubli.

Maintenant qu'elle était à portée, je n'avais plus à l'attendre et la promenade pouvait commencer. Aucun itinéraire à suivre n'avait été programmé, j'irais où elle souhaiterait se rendre et je me contenterais de me laisser guider par mes pas. Sans ajouter un mot, ma silhouette se redressa et mes mains restèrent enfouies dans mes poches de pantalon. L'aura de Justice s'était étendu sur les alentours et les gouttelettes d'eau qui perlaient encore sur les herbes s'étaient transformées en givre, ainsi lorsque mes pas foulèrent le sol, un craquement agréable se fit entendre, puis il se tut au fur et à mesure que je m'éloignais d'elle. Le vent continuait de souffler, collant mes vêtements à ma carcasse et tentant de me glacer le sang. Après une légère petite pente, je me suis arrêté, contemplant le paysage qui m'était offert. De ce point de vue, il était possible de tout apercevoir. Devant nous s'étendait une forêt des plus sombres mais des plus attirantes également. Ses ténèbres m'attiraient inexorablement, j'y trouvais un charme que je ne connaissais nulle part ailleurs... Pourtant jamais je n'étais entré en son sein... Un jour peut-être. Dans mon dos se situait la ville encore silencieuse, plus loin encore devait être la plage mais en mon sens, rien ne valait la splendeur lugubre de la forêt. Mes mains sortirent enfin de leur cachette et ma silhouette tangua avant de se retrouver recroquevillée. Maintenant assis, mes genoux étaient repliés contre mon torse et mes avant-bras enserraient ces derniers. Mes yeux, eux, demeuraient rivés sur le paysage et enfin, ma voix sortit de son mutisme passager.

- Profites, Sonja... Les moments comme ceux-là sont rares, alors tache d'en abuser... Fais ce que tu veux, je t'attendrais là.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Justice

avatar

Métier : Oracle
Messages : 38
Points : 8946
Localisation : Dans les sous-sol de la ville
Humeur : glaciale

~ Hey ! you !
Orientation sexuel : Hétérosexuel
Guardians/protégés: Belphegor
Relations:

MessageSujet: Re: • scène de ménage ? (pv belphegor)   Mer 22 Sep - 10:39

Suite du RP ici => Foret - Détente

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: • scène de ménage ? (pv belphegor)   

Revenir en haut Aller en bas
 
• scène de ménage ? (pv belphegor)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Scène de ménage légendaire (pv: wilhelm)
» Tarte de ménage au corin de prunes
» Ménage de printemps 2011
» Répétition et Mise en scène - Morgan Ciallmhar (Rp)
» 2nd Training of Nuage de Plume [ pêche & nage ]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
guardian ::  ::  :: • Les égoux :: • Chambre secrète de Justice-
Sauter vers: