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 Songer au passé [Justice]

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Belphegor Von Blech

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MessageSujet: Songer au passé [Justice]   Mar 7 Sep - 13:00

J'ai beau ne pas dormir longtemps, il m'arrive de rêver. Des songes irréels ou des souvenirs égarés. Il m'arrive de retrouver des morceaux de vie qui m'ont marqué, de revivre des moments que j'ai affectionné et d'autres pas. Cette nuit j'ai rêvé. Un rêve d'une aventure passée, une aventure fort tumultueuse, un rêve envoûtant qui avait pour particularité de me concerner. De concerner les Parias. De La concerner. Cette nuit j'ai rêvé d'Elle et de la délivrance fictive que je lui ai apporté. Cette libération partielle dont elle a bénéficié et cette prison dorée dans laquelle elle a été enfermée en retour. Je l'ai certes libéré de son caveau en pierre, je l'ai certes délivré de son enchantement malsain. Mais en échange, elle vit maintenant dans les bas quartiers, dans un environnement qui n'est pas propice à une déesse. Elle vit en retrait, dans l'ombre, et à l'écart. Les songes ont la particularité d'être réels lorsqu'on est dedans, il n'y a qu'au réveil qu'on se rend compte des incohérences dont ils sont parsemés. N'y faisant pas exception, ce songe était réaliste. A un point tel que j'avais l'impression d'y être une nouvelle fois...

***
Le temps était effroyablement mauvais et pourtant, à l'approche de la montagne, la brume s'était éclaircie, laissant voir une arche de glace à l'entrée de ce qui semblait être un véritable palais incrusté dans le ventre du mont. En dépit de la beauté du paysage, tout semblait ne tenir qu'à un fil, qu'à sa simple présence. Combien de mois s'était-il écoulé avant que je n'arrive en ces lieux ? Il m'avait fallut des semaines et des semaines pour comprendre les subtiles nuances de l'ouvrage me permettant de la retrouver. Des semaines pour trouver l'endroit indiqué, perdu dans des contrées lointaines. Au-delà de ce qu'il représentait à mes yeux - à savoir la délivrance de l'élémentaire -, ce vieux manuscrit rongé par le temps et abimé par les âges avait été une grande source d'amusement. Quelque chose qui était à ma hauteur, en quelque sorte. Mes pas m'amenèrent sur des marches de pierre recouvertes d'une glace fine et superficielle qui craquait à chacun de mes pas. Au fil de la montée, l'atmosphère devenait un peu plus voilé encore, le froid agressait ma peau et pourtant je ne m'en plaignait pas. Quelques unes de mes mèches n'avaient pas résisté à l'envie grandissante de se geler et pourtant mon regard demeurait un brasier éternel. Sourire aux lèvres, j'accélérai le pas en montant maintenant les marches fines trois par trois. Plus je montais, plus ces mêmes marches se faisaient instables et fragiles. Susceptibles de se défaire à chaque pression trop forte.

Non sans mal, j'atteignis enfin un renfoncement. Cette montée m'amena à une grotte normale en apparence. Le froid avait gelé chacune de ses parois et d'immenses stalactites menaçaient de tomber à tout moment, au moindre choc trop puissant. Le sol y était assez glissant et la glace, bien plus dure que lors de l'ascension. Plus question de se craqueler sous mon poids, elle ne bougeait plus et sa brillance me reflétait vaguement. Une forme plus ou moins monstrueuse était ainsi profilée, rien de flatteur selon moi ; rien de réel non plus. La grotte avait un aspect naturel à l'entrée, pourtant, dès que le vent glacial de l'extérieur ne s'entendait plus, dès que le simple tintement délicat de la glace contre la glace se faisait était le seul bruit existant, la grotte prenait une toute autre allure. Les murs avaient été travaillés et bien que glacés, ils prenaient des formes arrondies : des statues, à l'effigie de celle qui dormait profondément en cette grotte. La glace devenait pourtant si épaisse que les murs sombres n'étaient plus visibles. Un vaste miroir s'étendait alors dans toute la grotte et le long corridor m'amena enfin à la pièce tant attendue. Une sorte de cercueil trônait au beau milieu de l'immense pièce circulaire, un cercueil de pierre recouvert de glace et presque enseveli sous diverses offrandes. Des objets variés laissés là par les humains en signe d'adoration. Quoi de plus naturel après l'avoir figé dans l'éternité ? Elle était soudainement bien plus belle ainsi, bien moins dangereuse. Plus accessible.

Croire qu'avec tout ces biens la belle pourrait un jour les pardonner était une chose bien digne des humains et je les reconnaissais bien là. On pense que des biens achètent tout, or ce n'est pas vrai, il n'y a bien qu'avec eux que tout ceci fonctionne à merveille. Un nouveau regard fut porté à la pièce alors que mes pas s'enchaînaient pour rejoindre le cercueil. Si le corps du réceptacle était parfaitement opaque, son couvercle semblait être de cristal et laissait voir le corps de l'élémentaire à merveille. Tel un ancien pharaon dans son sarcophage, elle avait la posture d'un mort et pourtant, de son corps s'extirpait encore une beauté parfaite. Vêtue d'un tissus fin et blanc, de nombreux bijoux arboraient son corps partiellement dénudé. Le linceul recouvrant sa silhouette était si fin qu'il permettait de deviner ses formes à merveille, il n'y avait pas besoin d'une grande imagination pour se faire. Et puis son visage... Elle semblait apaisée bien qu'endormie de force, elle paraissait sereine bien qu'animée, sans doute, d'une haine viscérale envers les humains. Un sourire en coin étira alors mes lèvres tandis que mes yeux se détournait de sa silhouette. Plusieurs éclaircissements de voix furent nécessaire afin que ma voix se réveille de sa léthargie envahissante, et pourtant tel un doux murmure aussi clair que le cristal, elle se fit entendre pour prononcer quelques paroles d'une douceur incomparable.

- Debout, Sonja...

Ma main se retira du couvercle de cristal alors que je me détournais. Lors de l'analyse de la pièce, mes yeux s'étaient posés sur plusieurs objet dignes d'attirer mon attention, parmi eux, quelques bagues et une couronne. J'avais fait un long chemin pour la retrouver, un long chemin pour la délivrer. Il était normal que je me serve dans ce qui pouvait être considéré comme lui appartenant. Ainsi donc, les bagues s'enfilèrent à mes doigts et la couronne se retrouva entre mes mains. Elle lui aurait été à merveille, mais sur mon crâne, elle ne rendait pas mal non plus. Fine et délicate, divers pierres précieuses étaient incrustées en son or brillant malgré les nombreuses années d'existence. Quelques colliers d'anneaux enfilés y étaient crochetés et donnaient un brin de féminité à cet objet déjà bien élégant. Un soupir franchit alors la barrière de mes lèvres et je me détournai, observant une dernière fois la pièce de glace et les offrandes qui lui avaient été données. J'observais alors une dernière fois son palais de glace qui, une fois de retour à Helltown, ne serait plus aussi splendide et grandiose.


Dernière édition par Belphegor Von Blech le Lun 13 Sep - 15:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Songer au passé [Justice]   Mar 7 Sep - 14:00

    ~ Je suis esclave par mes vices et libre par mes remords.




    La haine. C'est tout ce que ressentait Sonja. Enfermer dans son cercueil, la belle endormit semblait paisible. Son corps était magnifiquement mise en valeur, tel une poupée tailler dans le marbre. Les humains avait vénérer cette beauté pendant des siècles, ils avaient finir par détruire la confiance que Sonja avait en eux... tout cela pour quoi ? pour un homme cupide... Dans un sens, Sonja était tout de même détendue, ainsi, elle ne voyais plus la cruauté des hommes, ignorant à quel point le monde avait changer, ignorant l'horreur dans lequel ils avaient plonger le monde.

    Mais se jour est révolue. Car en se moment ou je vous parle des états dame de la reine des glaces, un homme s'approche. Son chemin fut long pour retrouver sa belle... il la voulait, elle et son pouvoir, sa force d'âme, sa froideur... tout ce qui la constituait. La femme n'avais pas conscience de ce qui se passait autours d'elle, tout était calme et paisible dans son sommeil. L'inconnu lui, se délectait de ce qu'il voyait, pas seulement du corps de Sonja, mais de toute la beauté de son caveau. Il s'approcha, fixant Sonja au travers du couvercle de cristal avait de murmurer:


    - Debout, Sonja...


    Sa voix , bien que douce eu l'effet d'un coup de fouet. Un vent puissant se leva dans la grotte de glace alors qu'un long soupir mélodieux s'extirpa des lèvres de l'élémentaire. Sonja...se nom tourna en rond dans son esprit quelques instant, comme un écho puissant auquel elle ne pouvait résister si bien, que ses paupières s'ouvrir doucement, dévoilant un regard bleu perlé, sublime au reflet glaciale. Toute cette lumière l'aveuglais, après tant de siècles de sommeil. Le dôme de cristal qui la recouvrais se dissous rapidement, la femme leva les bas, posant les mains sur le rebord du cercueil en verre et se redressa doucement, les tas de bijoux qui couvrais son corps gracile et pâle se mirent à tinter, la lumière se reflétant sur chacun deux, illuminant la pièce avec force.

    - qui ose me réveiller pendant mon sommeil ?

    Cette voix... douce et froide à la fois, son écho se répercutant avec force dans la glace qui recouvrait la grotte, faisant vibrer ses murs. La femme se leva, enjambant gracieusement le cercueil et posa un pieds à terre. Aussitôt, un éclat de glace se forma sous ses orteils nues, se propageant tel une tâche d'encre sur le sol. Son second pieds vint rejoins le premier, faisant subir au sol froid de la grotte le même sort alors que Sonja se mit debout, fixant le démon de son regard perlé et murmura:

    - toi... quel est ton nom ?

    Lentement, elle s'avança, ses hanches basculant avec sensualité à chacun de ses pas dont la trace glaciale restait imprimer sur le sol. S'approcha un peu plus du démon, elle le dévisagea, la grotte se refroidis un peu plus puis la reine de glace murmura:

    - combien de temps ais-je dormis..dis moi....
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Belphegor Von Blech

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MessageSujet: Re: Songer au passé [Justice]   Mar 7 Sep - 22:18

Son nom résonnait encore dans la grotte en un écho tout juste audible. Et c'est alors que je m'emparais de la couronne qu'un vent glacial s'engouffrait dans la grotte. Il ne provenait pas de l'extérieur mais était bel et bien né au centre de cette pièce. Un vent glacial qui avait plaqué mes vêtements sur ma carcasse et qui m'avait même arraché un frisson désagréable au niveau de la nuque. Et puis, un délicat soupir s'était extirpé de ses lèvres. Un soupir délicieusement féminin qui laissait voir un certain soulagement. Une sorte de libération après tant d'années passées à rester enfermée. La couronne maintenant détaillée, je m'étais retourné à moitié pour la voir se lever. Telle la glace au contact d'une flamme ardente, le cristal était en train de se dissoudre. Lentement, deux mains apparurent sur les rebord du cercueil et elle sembla se redresser. Son visage si apaisé auparavant apparut et tous les bijoux suspendus à son corps tintèrent en même temps. Elle avait un charme certain et un regard envoûtant. Nous étions pourtant, l'un et l'autre, de vifs opposés.

La clarté de la pièce se voyait accentuée par la brillance de ses bijoux, pourtant l'expression de son visage était soudainement moins détendue. Un peu plus sévère, peut-être. Son ton était toutefois bien solennel. "Qui ose" ? Et elle appelait ça un "sommeil" ? Était-elle seulement consciente de ce qu'elle venait de vivre ? Pour une fois, je me contentais de rester muet en l'observant. Elle se releva en douceur et avec la grâce féminine. Ses pieds foulèrent alors le sol, créant un amas de glace à chaque pas, et à nouveau, alors que son regard était braqué sur moi, elle parla. Insistante, semble-t-il. Ce qu'elle venait de dire revenait au même, c'était pareil que ce qu'elle avait dit plus tôt, elle ne faisait que le reformuler et je n'allais toujours pas répondre. Lentement et en roulant des hanches, elle s'approcha de moi tout en me dévisageant. L'aura qui s'extirpait de sa personne était assez impressionnante. Pas nécessairement dans le sens où elle écrasait de par sa puissance, mais plutôt par la froideur qui se dégageait d'elle. Si glaciale, que l'air lui-même venait à se refroidir à sa simple approche.

Une nouvelle question fut formulée en un simple murmure, une autre question à ajouter aux deux premières. Mes yeux se baladèrent alors sur sa silhouette une autre fois mais l'observation ne dura guère de temps, après tout, je l'avais assez vu alors qu'elle était étendue, loin de la réalité... Perdue dans ses songes. A nouveau je parcourais la pièce des yeux à la recherche d'un autre objet à piquer, rien pourtant, n'attira mon attention. Il était maintenant, sans doute, l'heure de partir. Le long chemin que j'avais parcouru jusqu'à maintenant, je n'avais plus qu'à le refaire dans le sens inverse en sa compagnie. Rien que l'idée m'arracha un soupir alors que ma main venait frotter l'arrière de mon crâne, réchauffant ainsi quelque peu mes mèches glacées. Et puis mes yeux se portèrent à nouveau sur elle et ses questions me revinrent. C'est vrai que je devais lui répondre. Mais ça aussi, ça m'arracha un soupir : elle avait loupé trop de choses pour que je lui fasse un résumé.

" Ah oui c'est vrai... Je suis Belphegor. Actuellement, on est en 3080, j'te laisse faire le calcul. "

Il y a des choses qu'elle devait savoir et d'autres qui n'étaient pas nécessaires. Parmi ces dernières : la raison qui m'avait poussé à la réveiller, ce qu'étaient les Parias, ce qui était arrivé au monde pendant qu'elle dormait. Une seule chose devait être connue d'elle, et cette chose était finalement des plus cruelles : elle venait d'être libérée pour être emprisonnée de plus belle. Liée à moi, qu'elle le veuille ou non, elle devrait me supporter et je serais sans doute son seul lien avec l'humanité et le reste. Un lien ? Moi ? Piètre lien, la pauvre allait sûrement devenir folle avant que je ne puisse exploiter entièrement ses capacités. Les affaires récupérées et tout particulièrement la couronne furent portées jusqu'à une pochette en toile crochetée à ma ceinture cloutée. Cette même ceinture retenait un jean taille basse déchiré à hauteur du genou droit. Le tee-shirt, relativement long et rayé, permettait cependant de cacher le caleçon noir qui dépassait largement au-dessus du pantalon. Une veste camouflée couvrait ensuite mes épaules... C'était là mes vêtements pour affronter le froid, heureusement, mon côté démon me permettait de maintenir une température respectable.

" Quelques précisions sont utiles, je pense. Tu as été endormie de force ; ô miracle, je t'ai réveillé et maintenant tu es à ma botte car contrainte de m'obéir si je prononce ton nom à la suite d'un ordre. C'est pas moi qui ai inventé ça, quoi que j'aurais pu, et tu dois t'en contenter. "

En résumé excessivement condensé... C'était la situation actuelle. A nouveau, mes yeux la détaillèrent comme s'ils ne s'en lassaient pas. Étrange.

" On doit retourner dans une ville assez éloignée... Tu es prête ? "
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MessageSujet: Re: Songer au passé [Justice]   Jeu 9 Sep - 12:20

    Quel homme étrange... il n'était pas humain, cela se voyait, cela se ressentait. Parce que déjà, rare était les humains qui aurait l'audace de venir fouler se sol pure. Sonja continuait de fixer l'inconnu, détaillant son visage au trait fin. Il semblait si jeune... comme un jeune homme à peine sortit de l'adolescence et commençant sa vie d'adulte. Alors c'était "ça" qui l'avait éveiller ? un bambin ?

    - Ah oui c'est vrai... Je suis Belphegor. Actuellement, on est en 3080, j'te laisse faire le calcul.

    Quel familiarité. Sonja arqua un sourcils, s'approchant toujours plus prêt du démon en soutenant son regard. 1500 ans...c'était long pour un sommeil... qu'était devenue le monde depuis tout se temps ? le froid qu'elle avait jeté sur le royaume avait-il persister ou bien l'inverse ? tant de questions sans réponse...c'était déroutant, effrayant. 2tait-elle toujours vénéré ou bien son nom s'était perdu dans les âge, faisait d'elle une poussière que l'on avait simplement balayé pour oublier ?

    - Quelques précisions sont utiles, je pense. Tu as été endormie de force ; ô miracle, je t'ai réveillé et maintenant tu es à ma botte car contrainte de m'obéir si je prononce ton nom à la suite d'un ordre. C'est pas moi qui ai inventé ça, quoi que j'aurais pu, et tu dois t'en contenter.

    La femme plissa les yeux, , fixant le sublime regard du démon avec froideur qui ajouta, comme s'il était supérieur, comme si sonja n'était rien.

    - On doit retourner dans une ville assez éloignée... Tu es prête ?

    La femme de glace selav doucement son bras, ses bijoux teintant de plus belle et tendis la main, fasiat s'élever le démon dans les air, l'envoyant percuter le mur de glace plusieurs mètres plus loin en murmurant de sa voix sensuellement et mélodieux:

    - Belphegor... tu n'es qu'un ignorant..as-tu la moindre idée de ce , dont je suis capable ? as-tu la moindre idée de l'ampleur de mes pouvoirs ? mon esprit... dépasse l'entendement d'êtres comme toi...

    Ecartant les doigts, elle forçant le corps du démon à s'enfoncer plus fort contre la parois gelés, la fissurant sous le choc et continua:

    - tant que je serais plus forte que toi, je ne PAS...à ta botte...même si mon nom me force à faire des choses contre mon gré... retiens bien cela dans ton crane...cafard.

    Sonja abaissa le bras, le corps de belphegor retombant lourdement. La femme, tout de blanc vêtue s'approche , fixant le démon de ses yeux couleur de perle, luisant d'une beauté glaciale.

    - Blephegor... tu n'es pas humain n'est-ce pas ? qu'es-tu donc pour avoir l'audace de te mesurer à moi ?

    Sonja se retourna, détaillant son caveau, à la fois mortuaire et cérémonieux. Les humains, une fois de plus, l'avait élever à un grand très haut en créer se caveau... il était d'une beauté à couper le souffle, à l'image de celle qui y reposait , il y à quelques minutes encore. Sonja fixa les statue, de pure copie conforme de sa personne, les centaines de trésor, en or, argent, bronze, des fleurs, gelés par le froid ambiant... pourquoi l'avaient-ils vénéré tout se temps alors qu'ils avaient tout fait pour se débarrasser d'elle ? c'était incompréhensible, mai sonja, cela faisait bien longtemps qu'elle avait cesser de vouloir comprendre les humains.

    - Partons Belphegor, je ne veux rester une minutes de plus ici... cela empeste l'odeur humaine... c'est insoutenable...

    Cette fois, sa voix se fit douce, voir suppliante. Elle fixa son "maitre" , sans froideur et murmura:

    - faisons un marché tout les deux..je t'offre mes dons et mes services, mais en échange...

    La femme libéra un frêle soupir, son regard brillait d'une étrange lueur, peu être de l'espoir..oui, elle contait sur se démon pour dans l'epsoir d'assouvir une vengeance vieille de plus d'un millénaire.

    -... je veux que justice soit faite.

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Belphegor Von Blech

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MessageSujet: Re: Songer au passé [Justice]   Ven 10 Sep - 11:32

Elle semblait observer mes traits avec une attention toute particulière. Je pouvais la comprendre, cela dit. Étant donné l'époque à laquelle elle avait vécu, voir un homme tel que moi, d'une beauté si époustouflante, devait la malmener. Illusion ? Rêve ? Pourtant non, cruelle réalité. Je ne sais trop pourquoi elle arqua un sourcil alors que je me présentais, mais une chose était certaine : elle continuait de s'approcher de moi en me mesurant. Après les quelques précisions que j'ai eu la bonté de lui apporter, elle a plissé les yeux et puis lentement, lascivement, son bras se leva devant elle. Les bijoux d'or blanc qu'elle portait, tintèrent élégamment et sa main se tendit devant moi, sa paume me faisant face. Pas un mot de plus ne fut prononcé, par l'un ou par l'autre, mon corps se fit soudainement plus léger, soulevé dans les airs par une force qui n'était en rien rationnelle. Un autre mouvement, plus sec, plus violent fit naître en mon estomac une pression conséquente. Puis je vis mes mèches de cheveux se soulever devant mes yeux et en dernier recours, je sentis le souffle glacial de l'air caresser ma peau sans raison. Une suite de phénomènes logiques nés d'une projection. Pourtant je n'ai pas même eu le temps d'arriver à cette conclusion lorsque mes omoplates apparentes percutèrent violemment le mur opposé à elle.

La glace se perfora face à la dureté de mes os. Rien d'agréable cependant, ma chair avait sans doute été déchirée sous le coup et le mur gelé avait été fissuré en partie. Une maigre crevasse par rapport à la violence du choc. Immobile maintenant, le vent cessa de fouler ma peau et mes mèches retombèrent uniformément devant mes yeux, cachant les deux et ne laissant voir maintenant qu'un morceau de nez et des lèvres désespérément fermées. Pas de sourire insolent ni même d'allure démoniaque. Une colère naissante semblait pointer en mon torse, une colère que je me forçais à refouler mais que mon impulsivité naturelle tentait d'attiser. Puis un faible murmure me parvint. Ignorant ? Non, de nous deux le plus ignorant, c'était bien elle. Je savais ce dont elle était capable, c'est bien pour cela aussi que je l'avais réveillé. Dans le bouquin était marqué que l'élémentaire de glace faisait preuve d'une sagesse incommensurable. Voilà une erreur que je me chargerais de corriger une fois rentré. Elle n'était pas sage, si tel avait été le cas, elle m'aurait cru et aurait tenté d'en savoir plus sur la situation actuelle. Si elle avait été raisonnable, elle ne m'aurait pas projeté contre ce mur froid. Et elle, savait-elle à quoi elle s'exposait en agissant ainsi ? Non, sans doute que non... Alors je me chargerais de le lui faire comprendre au plus vite.

Son esprit dépassait sans doute l'entendement de mon être et des autres, mais ma cruauté et ma méchanceté dépassaient sans doute la sienne. Mon torse se souleva alors et mes lèvres maintenant tombantes formaient une légère ride non loin de mon menton. La colère venait d'exploser. Cela dit, elle fut bien vite étouffé : les doigts de la demoiselle s'écartèrent et une nouvelle pression se fit sentir sur mon thorax. Tel un géant abattant sa poigne sur mon torse, mon corps fut amené encore en arrière et cette fois, la glace se fissura bien plus. Une véritable crevasse naquit dans mon dos et trancha le mur sur toute sa hauteur. Ma colère était alors attisée, à croire qu'elle y prenait un malin plaisir. Et comme pour voir à quoi je ressemblais une fois ma rage à son apogée, elle reprit la parole. Cette partie des propos eut pour effet de me calmer cependant. En fait, elle n'avait pas écouté ce que je lui avait dit. Sa puissance, aussi grande soit-elle, n'entrait pas en compte dans cette petite malédiction. Elle pouvait tempêter autant qu'elle le désirait, ça ne servait à rien. Elle peut être déesse, aucune différence n'est présente. Qu'elle ouvre simplement les yeux, plus forte ou non : elle était à ma botte. Elle se devait d'exaucer mes ordres les plus abjectes, elle se devait d'assouvir mes pulsions les plus malsaines si je le lui ordonnais. Qu'importe au fond, que son corps fasse des choses que son esprit n'accepte pas, pour moi, seul comptait l'acte. Par conséquent, et je persistais : elle m'obéissait.

Son bras s'abaissa finalement après ce beau surnom qu'elle m'avait attribué, et mon corps ne se fit plus retenir que par l'air. Brutalement, mes rangers épousèrent à nouveau le sol et mon corps se redressa de lui-même. Alors qu'elle s'approchait, je retirais ma veste en la plaçant devant mes yeux. Une poussière légère, blanche et froide était située sur le vêtement mais par chance il n'avait pas été abimé. Le choc, aussi brutal soit-il avait au moins ménagé ma veste et c'est, au fond, tout ce qui comptait. J'étais en train de remettre mon vêtement lorsqu'elle reprit la parole, encore. Oh, ça se voyait tant que ça que l'humanité n'était pas dans mes gènes ? Je n'avais d'humain que l'apparence, et encore, la glace semblait vouloir refléter le contraire. Sans doute était-elle trop pure pour s'autoriser à refléter le fruit macabre d'un Ange déchu et d'un Démon. Elle me tourna le dos sans que je ne lui réponde, semblant détailler les environs. Puis elle reprit encore la parole, me demandant à son tour de quitter les lieux car elle trouvait que le lieu empestait l'odeur humaine. Son côté princesse, ou même reine capricieuse commençait sérieusement à me courir sur le haricot. Elle allait très vite déchanter face à mon attitude et ma façon d'être. Il m'arrivait d'être galant, mais pas avec des jeunes femmes que j'estimais être exécrables.

Sa voix était, cela dit, plus douce. Et puis elle se décida à conclure. Non seulement elle était exécrable parmi d'autres "qualités" toutes aussi glorieuses les unes que les autres, mais en plus, voilà qu'elle avait le culot d'inverser les rôles. Elle se permettait de me proposer un marché, se pensant en position de force. Non, non, elle était tout sauf en position de force. Pourtant son attitude me fit ricaner, puis rire finalement. Que justice soit faite ? Signifiait-elle par là qu'elle désirait une vengeance auprès des humains ? Oh mais oui, Justice serait faite... Cela dit, je n'avais pas besoin de son marché pour cela. Si je l'avais réveillé, c'était justement pour cette raison, et si je l'avais réveillé, c'est bien parce que je bénéficiais de ses dons en retour. Sinon, je me serais de loin abstenu quand on voyait l'état dans lequel le mur avait été mis. Mon rire se calma pourtant et une lueur de brasier ardent anima mon regard. Seul mon œil droit était visible derrière la barrière de mes cheveux... J'aurais volontiers réduit à néant son palais de glace en une petite flammèche, mais inutile de gaspiller mon énergie inutilement. A mon tour, je me suis approché et ai attardé mon regard dans ses yeux bleutés. Puis les paroles franchirent la barrière de mes lèvres, une à une, de plus en plus cruelles.

- Pour faire simple : je suis Démon. Ensuite, pas besoin de faire un quelconque marché : si je t'ai réveillé, c'est bien pour ça et, oui, je sais l'ampleur de tes pouvoirs. Maintenant je vais joindre le geste à la parole. Prosterne-toi devant moi, Sonja.

Son corps se plia à l'ordre de loi-même, mais je ne suis pas certain que son esprit soit d'accord avec ça. Quelques pas réduisirent encore la distance qui nous séparait, puis je me suis accroupi devant elle et ma main brûlante se posa sous son menton, lui inclinant sensiblement la tête en arrière.

- Tu vois... Tu n'es qu'un Djinn pour moi, et j'ai un nombre illimité de vœux... Tâche d'être un peu plus coopérative et de ne plus inverser les rôles dorénavant, ou je te fais cramer sur un bûcher, Sorcière.

Le retour victorieux du sourire insolent. Mes yeux se plissèrent pourtant sensiblement jusqu'à se fermer lorsque mes lèvres eurent l'audace de se poser sur les siennes. Une fraction de seconde cela dit, mais assez longtemps pour qu'elle le sente. Ma main cessa de soutenir son menton et mon corps se redressa de lui-même alors que je tournais les talons, me dirigeant vers la sortie.

- Et oui, maintenant on y va. Tu peux te relever, chère et tendre Sonja.
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MessageSujet: Re: Songer au passé [Justice]   Lun 13 Sep - 12:58

    Visiblement... la belle Sonja avait sous-estimer son maitre. Elle fit un lent volte face, avec légèreté et fixa Belphegor qui se redressa. Le démon avait la peau dur..mais, Sonja n'avait pas non plus forcer, le bute n'était pas de le tuer, juste de lui faire comprendre que l'élémentaire n'était du genre à se soumettre... pourtant, elle n'avait pas le choix...son avenir était lié au sien.

    - Pour faire simple : je suis Démon. Ensuite, pas besoin de faire un quelconque marché : si je t'ai réveillé, c'est bien pour ça et, oui, je sais l'ampleur de tes pouvoirs. Maintenant je vais joindre le geste à la parole. Prosterne-toi devant moi, Sonja.

    La femme se crispa, hors de question ! pourquoi se prosternerait-elle devant un démon ! elle était SUPÉRIEUR à lui ! mais non... A cet instant, son corps en avait décider autrement. IL se courba doucement puis força Sonja à se mettre à genoux au sol, tête baisser, sa chevelure blanche attacher glissant par dessus son épaules, se balançant devant sa poitrine. Quel humiliation... Il souleva le visage de Sonja par le menton, la femme le toisa du regard alors qu'il lâcha:

    - Tu vois... Tu n'es qu'un Djinn pour moi, et j'ai un nombre illimité de vœux... Tâche d'être un peu plus coopérative et de ne plus inverser les rôles dorénavant, ou je te fais cramer sur un bûcher, Sorcière.

    Cette insulte...c'était celle que se foutu humain lui avait balancer au visage avant de l'endormir, dévorer par la rage de voir qu'une femme avait ainsi plonger son royaume dans un enfers de glace. Cette insulte, Sonja la haïssait...elle n'était pas une sorcière, sa magie à elle, était naturel,,elle faisait partis de son être et jamais..Ôh non jamais ! ses foutu "sorcières" ne lui arriverons à la cheville avec leur maléfices de pacotille. Alors que la reine de glace se remémorait son passé douloureux, Belphegor posa ses lèvres sur les siennes... se fut une sensation étrange, cette chaleur, cette douceur... Sonja ne savait pas ce qu'était un baiser... elle n'était même pas née comme le commun des êtres vivants...comment aurait-elle pût savoir ce que représentait cet acte ? pour cette raison, elle ne bougea pas, ne réagis même pas mais... elle se senti tout de même cet acte comme quelque chose d'intime et ne pût retenir un bref frisson. Le démon lâcha son visage et se redressa, s'éloignant vers la sortie et murmura:

    - Et oui, maintenant on y va. Tu peux te relever, chère et tendre Sonja.

    Aussitôt, Sonja se redressa avec cette même grâce qui faisait d'elle une femme admirablement redoutable. "Chère" ? comme pouvait-il employer se mot alors qu'elle n'était rien à ses yeux, rien dans son coeur..non, elle n'était pas "chère" pour lui... elle était juste un jouet, une arme de guerre.."tendre" ? le mur pouvait prouver l'inverse..mais soit, s'il prenait cela comme un acte de tendresse, alors la reine de glace se ferait un plaisir de l'envoyer valser contre les plus souvent...
    La femme fixa la grotte, détaillant sa prison, son tombeau et tendis la main vers le cercueil, une longue épée en sortit et rejoins sa main rapidement. Sonja l'accrocha à sa taille et fit volte face, rejoignant Belphegor et murmura:


    - je n'en est pas fini avec toi cafard... tu verras que je n'es rien..de "tendre"...

    Sur ses derniers mots, elle suivit le démon, marchant à ses côté alors que ses lèvres, encore, ressentait la chaleur du baiser de Belphegor.

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Belphegor Von Blech

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MessageSujet: Re: Songer au passé [Justice]   Lun 13 Sep - 16:20

Parfois il m'arrivait de me demander si nous n'étions pas plus proches que les apparences pouvaient le laisser croire. Nous étions l'un et l'autre bien plus qu'agréables à regarder, nous avions de quoi effrayer plus d'une personne - qu'importe les moyens employés -, nous avions également un problème conséquent avec l'autorité : obéir n'était pas dans notre vocabulaire. Beaucoup de points communs et quelques différences. L'ordre que je lui avais donné avait été réalisé à contre cœur, son corps s'était incliné mais son esprit restait droit, plus grand que ce qu'il était. Dès qu'elle le put, elle se redressa et c'est alors que j'étais un peu plus loin qu'elle tendit une nouvelle fois le bras devant elle. Je la regardais discrètement en coin, et ce geste me laissait perplexe. Mes yeux la suivaient, ils détaillaient le moindre de ses gestes à travers mes mèches de cheveux. Une épée vint à se retrouver dans sa main et j'avoue avoir été déçu par la suite des choses. J'aurais au moins souhaité qu'elle me menace... Rien de tel : l'arme fut crochetée à sa ceinture et elle se mit à marcher également pour me rejoindre. Elle n'avait pas attaqué, cela dit elle n'en pensait pas moins et, sans nul doute, si je n'avais pas été en mesure de lui faire faire n'importe quoi, elle m'aurait décapité.

Le murmure tout juste audible qu'elle prononça fut d'une douceur effroyable. Si tendre dans ses propos... Tant d'affection me faisait presque chanceler. Je ne doutais pas de sa "tendresse", et je n'attendais qu'une chose : qu'elle me la montre. Ce qu'elle me ferait subir, je lui ferais payer au centuple. C'est en silence qu'elle me rejoignit et continua de marcher à mes côtés. En silence, et la tête droite. Son regard était braqué au loin, ses pieds laissant un amas de glace se former derrière elle. Le palais improvisé dans lequel elle avait été endormie fut bien vite oublié derrière la tempête qui nous attendait à l'extérieur. De violentes bourrasques nous assaillaient, pourtant, ni l'un ni l'autre ne s'aventuraient à flancher sous cette violence. J'avais, cela dit, plus de mal qu'elle. Elle était dans son élément, le vent qui caressait son visage ne faisait que l'embellir, elle avait, sans nul doute, un aspect irréel dans cette environnement chaotique. Je me devais d'en profiter autant que je le pouvais : jamais plus je ne serais en mesure de la voir ainsi. Là où je l'emmenais, elle serait enfermée comme dans son cercueil, elle serait sans doute malheureuse car seule, car crainte, car évitée. L'égoïsme et la soif de pouvoir m'avaient amené à la délivrer ; j'étais satisfait et mon égo n'avait de cesse de se gonfler à la simple idée de rentrer triomphant... Oui, mais elle ?

Je ne savais pas à l'époque, que le regard qu'elle avait porté sur moi à plusieurs reprises dans la grotte gelé, ne serait plus jamais le même. J'ignorais encore que la lueur vive qui teintait ses yeux, aussi pure que l'élément auquel elle était rattaché, disparaîtrait dans le néant. J'ignorais beaucoup de choses. Par exemple, qu'il faudrait s'occuper d'elle et aménager les quartiers, qu'il faudrait la ménager des températures moyennes. Réveiller un élémentaire était une chose éprouvante, mais elle m'avait apporté ce que je voulais. Elle avait réussi à mener à bien la première partie de mes plans. Les Parias m'avaient écouté, ils m'avaient même reconnus, tous, quels qu'ils soient. J'avais tout, ou presque, à portée de main et détruire n'importe quoi était possible d'un simple claquement de doigts. Elle m'apportait nombre de choses en dépit de son sale caractère, et moi, je la remerciais en la souillant, en la laissant en tête à tête avec ses remords, ses regrets, sa honte et sa solitude.

***

J'ai beau ne pas dormir longtemps, il m'arrive de rêver. Des songes irréels ou des souvenirs égarés. Il m'arrive de retrouver des morceaux de vie qui m'ont marqué, de revivre des moments que j'ai affectionné et d'autres pas. Cette nuit j'ai rêvé. Un rêve d'une aventure passée, une aventure fort tumultueuse, un rêve envoûtant qui avait pour particularité de me concerner. De concerner les Parias. De La concerner. Cette nuit j'ai rêvé d'Elle et de la délivrance fictive que je lui ai apporté. Cette libération partielle dont elle a bénéficié et cette prison dorée dans laquelle elle a été enfermée en retour. Je l'ai certes libéré de son caveau en pierre, je l'ai certes délivré de son enchantement malsain. Mais en échange, elle vit maintenant dans les bas quartiers, dans un environnement qui n'est pas propice à une déesse. Elle vit en retrait, dans l'ombre, et à l'écart. Les songes ont la particularité d'être réels lorsqu'on est dedans, il n'y a qu'au réveil qu'on se rend compte des incohérences dont ils sont parsemés. N'y faisant pas exception, ce songe avait été réaliste. A un point tel que j'avais eu l'impression d'y être une nouvelle fois...

Mes yeux s'ouvrirent pourtant sur le plafond de ma chambre. Avachi dans un lit trop grand pour moi, la faible lueur d'une bougie presque entièrement consumée était la seule source de lumière dans la pièce. Torse nu, des draps de satin d'un rouge pourpré recouvraient mon corps à demi nu. De part et d'autre de ma silhouette, lovées dans mes bras, deux succubes semblaient dormir paisiblement. Peu à peu mes souvenirs revenaient, peu à peu, mes pensées et mes idées se remettaient en place. Un simple rêve m'avait un temps perturbé, dorénavant, le quotidien reprenait place. Mes bras se plièrent alors et mon corps se courba, les draps glissèrent voluptueusement sur ma silhouette élancée alors que je descendais de cette couche confortable. Cette nuit, deux heures avaient suffit à me reposer et mes pieds nus foulaient déjà rapidement le sol carrelé. Une nouvelle journée commençait, une journée comme une autre, sans doute. Une journée pendant laquelle je songerai sans cesse, me répétant une à une les phases d'un plan qui sera bientôt mis à exécutions. Une journée pendant laquelle j'irais la trouver afin de la pousser à bout une fois encore. Mes yeux se portèrent alors sur ma couronne, posée sur une table de chevet. Couronne qui avait été jadis la sienne. Elle n'avait plus aucun lien avec sa vie passée, et si, par hasard, il en restait quelques uns : tous étaient en ma possession.

La destinée savait parfois se montrer cruelle. Sonja semblait en être la victime depuis longtemps.
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